SON EXCELLENCE JOHN AGYEKUM KUFFOR
ANCIEN CHEF D'ETAT - GHANEEN

John Agyekum Kufuor est né le 8 décembre 1938 à Kumasi au Ghana.

Il est issu d'une famille catholique aisée de l'ethnie ashanti et est diplômé de Droit au Lincoln's Inn de Londres ainsi que d'économie, philosophie et politique à l'université d'Oxford;

John Agyekum Kufuor entreprend une carrière d'avocat à Kumasi en 1965 avant d'être élu à l'Assemblée constituante convoquée par le gouvernement militaire en 1968 à la suite du renversement de Kwame Nkrumah en 1966.

Elu député en 1969 sur une liste du parti du Progrès, il est nommé vice-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Kofi Busia.

Le coup d'Etat de 1972, puis, après une brève parenthèse durant laquelle il participe à l'élaboration de la troisième Constitution (1978), l'évolution autocratique de Jerry Rawlings à partir de 1981, l'écarte de la vie politique jusqu'au début des années 1990.

Après avoir disputé sans succès l'investiture du New Patriotic Party (NPP) en 1992, il est choisi comme candidat de l'alliance de l'opposition en 1996.

Battu par Jerry Rawlings, il prend sa revanche en décembre 2000 après avoir accédé en 1998 à la présidence du NPP.

Aux élections législative et présidentielle de décembre 2000, les Ghanéens infligent une défaite historique au camp du président sortant, Jerry Rawlings.

Ainsi, la principale formation d'opposition, New Patriotic Party (NPP), frôle la majorité absolue au Parlement en obtenant 99 sièges sur 200, tandis que son représentant John Kufuor arrive largement en tête au second tour de la présidentielle, 57,4 % des voix, devant le vice-président John Evans Atta Mills, dauphin de Jerry Rawlings, dans l'impossibilité constitutionnelle de briguer un troisième mandat.

Le départ pacifique et volontaire de Jerry Rawlings, au terme de près de dix-neuf (19) années de règne ininterrompu, suivi de l'élection de John Kufuor, marquent la première alternance pacifique du Ghana.

Outre sa base territoriale en pays ashanti, John Kufuor reçoit notamment le soutien des milieux urbains, des professions libérales et des étudiants, en quête d'un renouvellement de la classe dirigeante.

John Kufuor s'est donné cinq objectifs prioritaires :

  • bonne gouvernance ;
  • modernisation de l'agriculture ;
  • soutien au secteur privé ;
  • renforcement des services sociaux ;
  • et développement des infrastructures.

Le nouveau chef de l'Etat se trouve confronté aux problèmes de l'inflation, d'une situation économique dégradée, provoquée notamment par la chute des prix de l'or et du cacao, les deux principaux produits d'exportation du pays et du lourd héritage de son prédécesseur.

En 2001, le gouvernement décide d'adhérer à l'initiative PPTE (pays pauvres très endettés), programme de réduction des dettes géré par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), avant de lancer un plan d'aide sociale urgente en faveur d'une population dont un tiers vit dans le dénuement.

En quatre ans, le taux d'inflation a été réduit de 42 à 12 %, la chute du cedi contenue ; la croissance économique s'est maintenue.

Surnommé le « géant débonnaire », John Kufuor est réélu au premier tour de l'élection présidentielle du 7 décembre 2004 avec 52,4 % des suffrages devant John Evans Atta Mills (44,6 %), candidat du principal parti d'opposition, le National Democratic Congress (NDC).

Son parti, New Patriotic Party (NPP), sort également victorieux des élections législatives tenues le même jour.

Alors qu'il est en train de sortir du groupe des pays à faible revenu, affichant désormais l'une des économies les plus performantes d'Afrique et ayant effacé quasiment sa dette, le pays célèbre ainsi les cinquante ans de son indépendance le 5 mars 2007 en présence de 23 chefs d'État africains et de représentants de haut niveau de pays occidentaux, de la Chine, de la Russie et de l'Iran ainsi que du président de la Banque mondiale.

Les 7 et 28 décembre 2008, la succession de John Kufuor se déroule dans des conditions de transparence saluées par les observateurs internationaux en dépit des fortes tensions entre les deux principaux partis en lice.

 

Source : www.larousse.fr



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