LE PROCES DE NUREMBERG

Après la seconde guerre mondiale de 1939 à 1945, les victimes européennes réclament réparation des préjudices subis.

En effet, de nombreux massacres ont été perpétrés sur des européens.

En 1940, la police russe, le  NKVD, massacre plus de 4.500 élites polonaises qui n’épousaient pas l’idéologie communiste. Les corps des personnes tuées ont été cachés  dans la forêt d’un village russe, Katyne.

La Russie est accusée également d’avoir, lors du partage de la Pologne entre l’Allemagne nazie et l'URSS, tué plus de 26.000 polonais.

Du 17 juillet 1945 au 8 août 1945, les Etats-Unis avec Harry Truman, l'URSS avec Joseph Staline, et le Royaume-Uni avec  Winston Churchill se réunissent à Potsdam, une ville allemande, non loin de Berlin, en pleine guerre, pour sceller le sort des Etats ennemis.

L’Allemagne capitule mais l’Empire du Japon refuse, le 28 juillet 1945, l'ultimatum de la conférence de Potsdam.

Les américains qui cherchaient à essayer des bombes atomiques qu’ils venaient de fabriquer, larguent, le 6 août 1945, une bombe  sur la ville japonaise d’Hiroshima et le  9 août 1945, une autre sur la ville de Nagasaki.

L’Empire du Japon capitule le 2 septembre 1945 mais les américains ont provoqué la mort de 75 000 personnes à Hiroshima et 130 000 à Nagasaki, soit un total de  plus de 200.000 personnes massacrées et des millions de blessés et de malades.

En Allemagne également, les exactions commises dépassent tout entendement.

Les nazis qui détestent les juifs veulent à tous les coups les exterminer mais sans débourser des moyens financiers. Pour ce faire, ils commencent par la méthode appelée « Pogroms » qui consiste à faire des raids punitifs sur la population juive d’Allemagne.

Trouvant que ce mécanisme ne leur permettra pas d’atteindre rapidement leur objectif, les nazis décident de les affamer. Ils les réunissent dans un lieu baptisé « Ghetto », tel le ghetto de Varsovie qui a rassemblé plus de 400.000 personnes et qui a été présenté comme le plus grand ghetto en Europe. Regrouper en ces endroits, de nombreux  juifs sont morts de faim.

Il y a eu  la « Shoah par balles ». Par cette Shoah,  la police nazie « SS » a procédé à des pendaisons ou des pelotons d’exécutions des  juifs.

Ensuite, ont été créé, les camps de travail et de concentration où 90 % de juifs et 10 % de polonais,  Tziganes et prisonniers d’autres nationalités ont été déportés.

Les conditions de vie étaient tellement insoutenables que certains mourraient de faim, d’autres de froid, d'épuisement ou encore fusillés.

Estimant que l’achat des balles étant coûteux et constatant la diminution du stock de leur armement, le chef de la SS, Heinrich Himmler qui s’est suicidé après la défaite de l’Allemagne,  a décidé d’exterminer les juifs à partir d’un gaz appelé Zyglon B c’est-à-dire un pesticide qui se transforme en cyanure au contact de l'eau.

Les juifs enfermés dans les bâtiments construits à cet effet, ont été gazés et les corps brûlés.

Ce gaz a permis aux nazis de tuer plus de 50 000 personnes par jour. Le total de morts dans ces camps est évalué à environ 1.300.000.

Le 08 août 1945, au cours de la même conférence de Potsdam, le premier tribunal international voit le jour pour juger les grands criminels de guerre. Le tribunal est installé dans la ville de Nuremberg, bastion des nazis, « ville sainte  du nazisme »  et ville choisie à l’époque pour les  parades des nazis.

C’est en 1945 que les notions de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes contre la paix ont été définies pour la première fois.

Les crimes de guerre ont été définis comme les violations des lois et coutumes de la guerre notamment, l'assassinat, les mauvais traitements ou la déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l'assassinat ou les mauvais traitements de prisonniers de guerre ou des personnes en mer, l'exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction sans motif des villes et des villages ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires.

Les « crimes contre l'humanité » portent sur l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain commis contre toutes les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux.

En 1964, les crimes contre l'humanité  ont été frappés d’imprescriptibilité et ne sont pas, de ce fait, susceptibles de s'éteindre par prescription ou abolis ou effacés par l'effet du temps.

Ainsi, cent ou mille ans après  leur commission, les auteurs des crimes contre l’humanité peuvent toujours être poursuivis.

Enfin, les « crimes contre la paix et le complot contre la paix » concernent la direction, la préparation, le déclenchement ou la poursuite d'une guerre d'agression, ou d'une guerre en violation des traités, assurances ou accords internationaux, ou la participation à un plan concerté ou à un complot pour l'accomplissement de l'un quelconque des actes qui précèdent.

Pendant la Conférence de Potsdam, les américains, les britanniques, les soviétiques et les français, vainqueurs de la guerre ont, avec la signature des Accords de Londres, mis en place les statuts du premier tribunal international. Les quatre juges originaires respectivement des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Union Soviétiques et de la France ont été chargés de juger les personnes incriminées.

Sur le banc des accusés, le premier tribunal international qui s’est tenu du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, a jugé :

1°) Hermann Göring, né en 1859 et Commandant en chef de la Luftwaffe, armée de l’air Allemande. Considéré comme le premier successeur d’Adolphe Hitler, Hermann Göring a, en 1933, pour empêcher toute résistance à la dictature d’Adolphe Hitler, mit le feu au Parlement allemand « Reichstag » et a créé la « Gestapo », une police allemande composée de voleurs et de criminels  chargée de violenter et/ou faire disparaître les opposants à la politique d’Adolphe Hitler. Condamné à mort par pendaison, Hermann Göring s’est, avec la complicité de certains gardes pénitenciers, suicidé dans sa cellule en 1946, à 87 ans, en ingérant une capsule d'acide cyanhydrique.

2°) Rudolf Hess, né en 1894 et ami intime d’Adolphe Hitler, était son potentiel successeur après Hermann Göring. Il a servi Adolphe Hitler comme secrétaire lorsque ce dernier rédigeait son ouvrage, « Mein Kampf » ou « Mon Combat ». Condamné à perpétuité,  Rudolf Hess s’est suicidé dans la prison de Spandau, à Berlin en 1987, à 93 ans.

3°) Julius Streicher, né en 1885 avait une haine poussée envers les juifs. Il a été condamné pour, dans son journal « Der Stuermer »,  avoir publié un supplément sur les « Meurtres rituels juifs ». Julius Streicher a été pendu le 16 octobre  1946, à 61 ans.

4°) Hjalmar Schacht, né en 1877 était un grand économiste. Il a permis le redressement spectaculaire de l’Allemagne et, nommé ministre de l’Economie en 1934 par Adolphe Hitler, il a rétablit la balance commerciale par le blocage des capitaux étrangers en Allemagne et le développement des industries de synthèse pour équilibrer les importations et exportations.  Hjalmar Schacht  a été acquitté par le tribunal. Il est mort en  1970, à 93 ans.

5°) Walther Funk, né en 1890 a été accusé d’avoir, en tant que Président de la banque « Reichsbank », accepté de conserver les coffres d’or extorqués aux déportés par les  « Schutzstaffel » ou« SS », organisation du régime nazi pour la protection rapprochée d’Adolphe Hitler. Il a été condamné à la prison à perpétuité mais, en 1957, il a été libéré pour raison de santé. Walther Funk est mort trois années après sa libération, en 1960, à 70 ans.

6°) Wilhelm Frick, né en 1877  est  titulaire d’un Doctorat en Droit. Wilhelm Frick a été condamné pour avoir signé la loi autorisant l’élimination des Juifs de la vie et de l'économie allemande. Il a favorisé l’accession au pouvoir des conspirateurs nazis et consolider leur  pouvoir en Allemagne. Condamné à mort, il a été pendu le 16 octobre 1946, à 69 ans.

7°) Joachim Von Ribbentrop, né en 1893, était un grand admirateur d’Adolphe Hitler.  Joachim Von Ribbentrop était son ministre des Affaires étrangères et, considéré comme l’un des responsables du déclenchement de la seconde guerre mondiale et l’extermination des juifs,  il a été condamné à mort et a été pendu  le 16 octobre  1946, à 53 ans.

8°) Franz Von Papen, né en 1879, était ambassadeur à Viennes sous le règne d’Adolphe Hitler. Franz Von Papen a été accusé d’avoir favorisé, en usant de ses relations, l’accession au pouvoir d’Adolphe Hitler. Lorsqu’il s’est rendu compte de son erreur avec les excès des nazis, Franz Von Papen a critiqué ces manquements avant de quitter le gouvernement. Franz Von Papen a été acquitté par le tribunal de Nuremberg et est mort le 2 mai 1969, à 90 ans.

9°) Ernst Kaltenbrunner, né en 1903 est originaire de Linz, en Autriche tout comme Adolphe Hitler. Nommé chef du service de sécurité  (SD) et du Reichssicherheitshauptamt  (RSHA), l’office central de la sécurité du Reich,  Ernst Kaltenbrunner a été l’un des responsables du système policier nazi. Condamné à mort par pendaison, il a été pendu le 16 octobre  1946, à 43 ans.

10°) Hans Fritzsche, né en 1900 était journaliste. Il est accusé d’avoir fait la propagande des actions des nazis. Hans Fritzsche a été acquitté et est le seul accusé contre lequel aucune charge n’a été retenue. Hans Fritzsche est mort le 27 septembre 1953, à 53 ans.

11°) Albert Speer, né en 1905, a été l’un des confidents d’Adolphe Hitler. Grand architecte, sa proximité avec Adolphe Hitler ne l’a cependant pas empêché de garder son intégrité morale. Condamné à 20 ans  de prison pour avoir réquisitionné la main-d’œuvre étrangère pour l’effort de guerre, il a été libéré en 1966. Albert Speer est mort le 1er septembre 1981, à 76 ans.

12°) Fritz Sauckel, né en 1894 était le Commissaire général à la main d'œuvre. Fritz Sauckel   a été condamné à mort par pendaison  pour avoir organisé les déportations vers l’Allemagne de travailleurs des pays sous le contrôle des nazis. Fritz Sauckel  a été pendu 16 octobre 1946,  à 52 ans.

13°) Wilhelm Keitel, né en 1882 et a été, sous Adolphe Hitler, Chef suprême des Forces armées allemandes. Surnommé « Âne »,   Wilhelm Keitel obéissait à Adolphe Hitler sans lui opposer une quelconque réticence. Son attitude a permis  la continuation de la terreur. Condamné, Wilhelm Keitel a été pendu le 16 octobre  1946, à 64 ans.

14°) Alfred Jodl, né en 1890, était l’adjoint de Wilhelm Keitel. Il a été accusé d’avoir planifié les opérations militaires allemandes. Malgré la proclamation de son innocence, il a été condamné à mort et pendu le 16 octobre 1946, à 56 ans. Cependant, un tribunal de dénazification a révisé son dossier en 1953 et l’a acquitté  à titre posthume.

15°) Arthur Seyss-Inquart, né en 1892, était le Commissaire d’Adolphe Hitler pour les Pays-Bas.  Arthur Seyss-Inquart  est désigné comme le responsable des exactions et des déportations qui ont eu lieu jusqu'en 1945. Condamné à mort, il a été pendu 16 octobre 1946, à 54 ans.

16°) Hans Franck, né en 1900 et avocat d’Adolphe Hitler, il a été le premier juriste du régime nazi et a été surnommé le  « bourreau de la Pologne » pour avoir dirigé les exactions contre les Polonais et planifié la politique des Ghettos et l'extermination des Juifs. Hans Franck a été condamné à mort par pendaison et pendu le 16 octobre 1946, à 46 ans.

17°) Alfred Rosenberg, né en 1893, était l’idéologue et le théoricien de l'antisémitisme du parti nazi. Alfred Rosenberg était ministre des Territoires occupés de l'Est et est celui qui exprimait parfaitement la pensée nazie d’Adolphe Hitler. Intellectuel du Parti nazi, Alfred Rosenberg  a dit, le 2 décembre 1941 : « Les Juifs sont des parasites et des bacilles qu’il faut anéantir radicalement ». Condamné à mort par pendaison,  Alfred Rosenberg a été pendu le 16 octobre 1946, à  53 ans.

18°) Erich Raeder, né en 1876, était le Commandant en chef de la Marine. Il est accusé d’avoir  permis le réarmement de la marine allemande alors que le traité de Versailles signé  entre l’Allemagne et  les alliés après la première guerre mondiale l’interdisait. Egalement, Erich Raeder a été considéré comme celui qui a planifié, après la guerre, l’invasion de la Norvège par l’Allemagne. Condamné à la prison à perpétuité, il a été libéré en 1957 pour raisons de santé et est mort le 6 novembre  1960, à 84 ans.

19°) Karl Dönitz, né en 1891est spécialisé dans la guerre sous-marine. Il a été l’artisan de la renaissance de la flotte allemande et sans être un nazi, Karl Dönitz est resté fidèle à Adolphe Hitler qui l’a désigné, par testament, comme son successeur le 30 avril 1945. Karl Dönitz a été condamné à 10 ans de prison pour sa participation à la guerre sous-marine menée par l’Allemagne et après  avoir exécuté la totalité de sa peine, il a été libéré et est mort le 2 décembre  1980, à 89 ans.

20°) Baldur Von Schirach, né en 1907, a été le Chef des étudiants hitlériens avant de devenir le Chef de la Jeunesse Hitlérienne. Baldur Von Schirach est accusé  d’avoir conduit la politique qui a permis les arrestations et les déportations des Juifs même si, lorsque les  nazis ont adopté l'extermination systématique et les massacres de l'Est, il a protesté. Condamné à 20 ans de prison,  Baldur von Schirach est mort le 8 août 1974, à 67 ans.

21°) Konstantin Von Neurath, né en 1873, était diplomate en Italie sous Adolphe Hitler.  Accusé d’avoir participé à la préparation de la guerre mondiale, Konstantin Von Neurath a été condamné à 15 ans de prison mais après huit (8), pour des raisons de  santé, il a été libéré en  1954 et est mort le 14 août 1956 à 83 ans.

N’étaient pas présents à l’audience :

22°) Martin Bormann, né en 1900  a été, dans les derniers temps d’Adolphe Hitler, son secrétaire et le numéro deux du régime.  Martin Bormann est accusé d’avoir signé le décret du 31 mai 1941 qui a étendu les lois de Nuremberg aux territoires de l'Est annexés. Il a signé, en octobre 1942 le décret qui énonçait que « L'élimination permanente des Juifs des territoires de la Grande Allemagne ne peut plus être réalisée par l'émigration mais par l'utilisation de la force implacable dans les camps de l'Est ». Egalement, il a signé le décret du 1er  juillet 1943 qui a accordé à Adolf Eichmann un pouvoir absolu sur les Juifs. Ainsi, le sort des juifs  relevaient désormais de la juridiction exclusive de la Gestapo et non plus des tribunaux ordinaires. Après la défaite de l’Allemagne, certains disent qu’il s’est suicidé comme Adolphe Hitler, d’autres disent que Martin Bormann a été tué en essayant de franchir les lignes soviétiques et d’autres disent l’avoir vu en Bolivie. Dans tous cas, Martin Bormann a été condamné, par contumace, à mort par pendaison.

23°) Robert Ley, né en 1890 et Directeur du Front allemand du travail, il s’est pendu, un mois avant la tenue des audiences, à la tuyauterie des toilettes de sa cellule avec une corde faite de lambeaux de serviette assemblés, le 25 octobre 1945, à l’âge de 55 ans.
 
24°) Gustav Krupp Von Bohlen und Halbach, né en 1870, a exploité une puissance industrielle, qui a permis l’armement des allemands. Cependant, déclaré malade mental, il n’a pas été mis en accusation.

Les organisations allemandes comme la Gestapo, le NSDAP, les SS et le SD ont été condamnées à titre collectif.

Vingt quatre (24) dirigeants proches d’Adolphe Hitler et huit (8) organisations de l'Allemagne nazie ont donc été jugés au premier tribunal international et dans le livre écrit par Gustave Gilbert, « Le Journal de Nuremberg » publié en 1947, l’audience est décrite lorsqu’un film, un montage de documents filmés par les Américains et les Anglais au moment où ils découvraient et libéraient les camps est projeté: « Schacht ne veut pas voir le film et proteste quand je lui demande de le regarder ; il se détourne, croise les bras, regarde dans la galerie... La projection commence. Frank hoche la tête quand le film est authentifié et présenté... Fritzsche, qui n'avait encore vu aucune partie de la bande [des extraits ont été présentés aux détenus de Bad Mondorf], est déjà pâle et frappé de stupeur quand viennent les scènes montrant des prisonniers brûlés vifs dans une grande... Keitel s'essuie le front, enlève ses écouteurs... Hess regarde fixement l'écran, ayant l'air d'un vampire... Keitel met ses écouteurs, regarde l'écran du coin de l'œil... Funk se couvre les yeux des mains, a l'air à l'agonie, secoue la tête... Von Ribbentrop ferme les yeux, se détourne. Sauckel s'éponge... Frank avale sa salive, cligne des yeux, essayant de refouler ses larmes... Fritzsche regarde avec une attention extrême, les sourcils froncés, cramponné à son siège, manifestement à la torture... Göring s'appuie à la balustrade, ne regardant pas la plupart du temps, l'air découragé... Funk murmure quelque chose tout bas... Streicher regarde, immobile, mais détourne les yeux de temps à autre... Funk est maintenant en larmes, il se mouche, s'essuie les yeux, baisse le regard... Frick secoue la tête à la vue de « morts violentes », Frank murmure « horrible » !... Rosenberg s'agite nerveusement, regarde l'écran, baisse la tête, cherche à voir les réactions des autres... Seyss-Inquart reste impassible... Speer a l'air très triste, avale sa salive... Les avocats des prévenus murmurent maintenant, « pour l'amour de Dieu, terrible ». Raeder regarde sans bouger... Von Papen est assis les mains sur les yeux, le regard baissé, il n'a pas encore regardé l'écran... Hess a toujours l'air égaré... On voit des piles de morts dans un camp de travail forcé. Von Schirach regarde très attentivement, il halète, parle bas à Sauckel... Funk pleure maintenant... Göring a l'air triste, appuyé sur le coude... Dönitz se tient la tête penchée, il ne regarde plus... Sauckel frémit à la vue du four crématoire de Buchenwald... Quand on montre un abat-jour en peau humaine, Streicher dit : « Je ne crois pas ça... » Göring tousse... Les avocats sont haletants... Maintenant Dachau. Schacht ne regarde toujours pas... Frank secoue la tête et dit amèrement : « Horrible ! ... » Rosenberg s'agite toujours, se penche en avant, regarde autour de lui, se penche en arrière, baisse la tête... Fritzsche, pâle, se mordant les lèvres, semble vraiment en agonie... Dönitz se cache la tête dans les mains... Keitel penche maintenant la tête... Ribbentrop regarde l'écran lorsqu'un officier britannique commence à parler, disant qu'il a déjà enterré 17 000 cadavres... Frank se ronge les ongles... Frick secoue la tête, l'air incrédule quand une doctoresse décrit le traitement et les expériences infligées à des prisonnières à Belsen. Comme on montre Kramer, Funk dit d'une voix étranglée : « Le sale cochon !... » Von Ribbentrop assis, les lèvres pincées et les yeux clignotants, ne regarde pas l'écran... Funk pleure amèrement, porte la main devant sa bouche au moment où des cadavres nus de femmes sont jetés dans une fosse... Keitel et Ribbentrop lèvent les yeux quand on annonce qu'un tracteur emporte des cadavres, ils regardent, puis baissent la tête... Streicher donne pour la première fois des signes d'agitation... Le film se termine. Après la présentation, Hess déclare : « Je ne le crois pas. » Göring, lui, murmure de se tenir tranquille, ayant perdu lui-même tout son aplomb. Streicher dit quelque chose comme : « Peut-être dans les dernières années. » Fritzsche réplique avec mépris : « Des millions ? Au cours des derniers jours ? Non. » À part cela, un silence maussade régna quand les prévenus sortirent en file de la salle du tribunal. »

Bien que salué de tous, la création du premier tribunal international n’a pas tenu ses promesses.

En effet, n’ont pas été jugés, les soviétiques qui ont massacré plus de 4 500 officiers polonais et les américains avec les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki au Japon.

Le procès de Nuremberg a donc été qualifié de « Justice des vainqueurs».

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